
Introduction au soudage au chalumeau
Le soudage au chalumeau fascine depuis plus d’un siècle. Facile à mettre en œuvre, il permet d’assembler, de braser des matériaux grâce à une simple flamme.
Ce procédé reste incontournable, même face aux technologies modernes comme le MIG / MAG, le TIG ou même l’électrode enrobée.
Pourquoi ? Parce qu’il est polyvalent, précis et économique.
Utilisé aussi bien par les artisans que les passionnés du bricolage, le soudage au chalumeau repose sur un principe simple : la chaleur intense issue de la combustion d’un gaz (souvent l’acétylène) et de l’oxygène.
Avec un peu de pratique, on peut réaliser des soudures de bonne caractéristique mécanique et de belle aspect, que ce soit pour des réparations, créer ou entretenir des pièces métalliques.
1. Historique du soudage à la flamme

L’histoire du soudage au chalumeau débute au début du XXᵉ siècle. En 1901, le Suédois Charles Picard invente le premier chalumeau oxyacétylénique, une révolution pour l’époque.
En 1904, il développe le premier flux pour souder l’aluminium, ouvrant la voie à de nouvelles applications industrielles.
Puis, en 1905, il conçoit le procédé d’oxycoupage de l’acier, encore utilisé aujourd’hui.
Grâce à ces innovations, le soudage à la flamme devient rapidement la méthode préférée des chaudronniers, plombiers et mécaniciens.
Au fil du temps, il a évolué, mais le principe de base reste le même : une flamme maîtrisée au service du métal.
2. Le soudage au chalumeau
2.1 Le soudage

Le soudage consiste à faire chauffer les 2 pièces à souder à leurs température de fusion, afin de les lier ensemble en créant un bain en fusion à l’aide d’un produit d’apport. Ce qui crée petit à petit la soudure. Le joint à souder peut aussi subir une préparation
2.2 Principe du brasage à la flamme
Le brasage des métaux est un procédé d’assemblage dit « capillaire » permanent qui établit une continuité métallique entre pièces réunies. Le moteur du brasage est la diffusion, migration atomique de part et d’autre des bords à assembler .
Cette méthode est très utilisée pour l’acier galvanisé ou les tôles fines, car elle évite la déformation et préserve la couche protectrice du métal, « le galva ». En outre, elle offre une excellente résistance mécanique et thermique. C’est pourquoi on l’utilise souvent en plomberie, en climatisation ou en bijouterie.
2.3 Principe du soudobrasage à la flamme

La flamme du chalumeau chauffe la surface de pièce sans la fondre, juste en lui permettant de fusionner partiellement avec le métal d’apport.
Le résultat ? Une liaison solide et étanche.
Ainsi, le soudobrasage au chalumeau s’impose dans la réparation automobile ou la construction métallique légère.
Principe du soudage oxyacétylénique
Le soudage oxyacétylénique est la forme la plus connue du soudage au chalumeau.
Il repose sur la combustion de l’acétylène et de l’oxygène, produisant une flamme qui dépasse les 3200 °C.
Cette température élevée permet de fondre le métal de base et le métal d’apport pour créer une fusion parfaite.

Cette technique reste appréciée pour sa simplicité, sa portabilité et son coût réduit.
De plus, elle ne nécessite pas d’électricité, ce qui la rend idéale pour les travaux extérieurs ou les zones isolées.
3. Réglage d’une flamme pour souder

Pour réussir un soudage au chalumeau, il faut d’abord bien régler sa flamme.
Une flamme correcte garantit une température stable et une soudure propre.
Le bon équilibre entre oxygène et acétylène est donc essentiel.
On distingue trois types de flammes :
- Neutre, idéale pour le soudage standard ;
- Carburante, riche en acétylène ;
- Comburante, riche en oxygène.
Un réglage précis dépend du métal et du travail à réaliser.
En général, on recherche une flamme neutre, car elle offre une combustion complète et une fusion équilibrée.
4. Différence entre flamme comburante et carburante
Dans le soudage au chalumeau, comprendre la différence entre ces deux flammes est essentiel.
La flamme comburante, avec excès d’oxygène, est plus chaude et plus fine.
Elle est utile pour couper ou souder des métaux épais.
La flamme carburante, quant à elle, contient plus d’acétylène.
Elle est plus douce, idéale pour le brasage ou les métaux sensibles comme le cuivre.
Un bon soudeur sait adapter la flamme selon la tâche pour éviter les surchauffes ou les soudures fragiles.
5. Les métaux d’apport pour le soudage au chalumeau

Le choix du métal d’apport influence directement la qualité de la soudure.
Pour le soudage au chalumeau, on utilise souvent :
- Des baguettes d’acier doux pour les soudures classiques ;
- Du cuivre-phosphore pour le brasage du cuivre ;
- Du laiton pour l’acier galvanisé ou le cuivre ;
- De l’argent pour les assemblages fins et esthétiques.
Chaque métal d’apport a une température de fusion spécifique.
Ainsi, il faut l’adapter au métal à assembler pour obtenir un joint homogène et solide.
De plus, l’utilisation d’un flux décapant est parfois nécessaire. Ce produit chimique élimine les oxydes et favorise la mouillabilité du métal d’apport. Grâce à lui, la soudure reste propre, homogène et durable.
6. Les gaz à utiliser selon le type de soudage

Dans le soudage au chalumeau, le choix du gaz est primordial.
Les plus utilisés sont l’acétylène, l’éthylène, le propylène, oxygène et du propane.
L’acétylène reste la référence grâce à sa température de flamme élevée.
👉 Pour le brasage, on peut opter pour un mélange propane-oxygène, plus économique.
👉 Pour le soudage oxyacétylénique, le couple oxygène-acétylène est imbattable.
👉 Enfin, le soudobrasage privilégie une flamme plus douce, souvent obtenue avec un gaz à faible pouvoir oxydant.
7. Matériel pour une installation à la flamme
Une installation complète pour le soudage au chalumeau comprend :
- Deux bouteilles de gaz (oxygène et acétylène) ;
- Des détendeurs ;
- Des tuyaux de gas ;
- Un chalumeau avec étoile de buses interchangeables ;
- Et un allume-gaz pour démarrer la flamme.
- Une paire de Lunette de protection


Il est important de vérifier régulièrement chaque élément pour éviter toute fuite.
Un matériel bien entretenu assure une utilisation sûre et une flamme stable pendant le travail.
8. Équipements de protection individuelle


La sécurité est primordiale lors du soudage au chalumeau. Le soudeur doit se protéger contre la chaleur, les projections et les gaz. Les équipements de protection individuelle (EPI) sont donc indispensables.
Un masque ou des lunettes spéciales protègent les yeux de la lumière intense et des étincelles. Les gants en cuir résistent à la chaleur et préviennent les brûlures. De plus, une veste ignifugée et un tablier en cuir protègent le corps contre les projections.
Il est également recommandé de porter des chaussures de sécurité et de travailler dans un espace bien ventilé. Enfin, un extincteur doit toujours être accessible à proximité du poste de soudage au chalumeau.
Le soudage au chalumeau exige une bonne protection.
Même si la flamme semble douce, elle reste dangereuse.
Voici les équipements de base :
- Lunettes de protection filtrantes ;
- Gants en cuir épais ;
- Tabliers anti-chaleur ;
- Vêtements ignifugés ;
- Et chaussures de sécurité fermées.



Il faut travaillez dans un local ventilé, les gaz de combustion peuvent être nocifs, surtout dans les lieux clos et sans matières inflammables. Ensuite, vérifiez les raccords et contrôlez les fuites avant toute mise en service. De plus, gardez un extincteur et portez un équipement de protection adapté. Enfin, entretenez régulièrement les tuyaux et détendeurs pour prévenir les accidents.
Conclusion : la passion du soudage au chalumeau
Le soudage au chalumeau reste une technique fascinante, à la fois ancienne et toujours moderne.
Grâce à sa simplicité, il permet d’apprendre les bases du travail des métaux tout en développant une vraie sensibilité à la flamme.
Avec les bons réglages, le bon gaz et une pratique régulière, tu pourras réaliser des soudures solides et élégantes.
En somme, que tu sois bricoleur curieux ou artisan confirmé, le soudage au chalumeau t’offre une liberté unique : celle de créer, réparer et transformer le métal à ta guise.
Alors, pourquoi ne pas allumer le chalumeau et te lancer ?
❓ FAQ sur le soudage au chalumeau
🔹 Quel gaz utiliser pour le soudage au chalumeau ?
Le mélange le plus courant est l’oxygène-acétylène. Il offre une flamme puissante et précise. Pour le brasage léger, le propane ou le butane peuvent suffire.
🔹 Quelle température atteint la flamme du chalumeau ?
La flamme oxyacétylénique atteint environ 3 200 °C. C’est assez pour fondre la plupart des métaux courants.
🔹 Quelle différence entre brasage et soudobrasage ?
Le brasage ne fait pas fondre le métal de base, il le chauffe mais fait fondre le produit d’apport dessus. Tandis que le soudobrasage se fait à une température plus élevée, proche du point de fusion du métal de base.
🔹 Peut-on souder de l’aluminium au chalumeau ?
Oui, mais cela demande un bon réglage de la flamme et un métal d’apport adapté. L’usage d’un flux est aussi recommandé.
🔹 Le soudage au chalumeau est-il dangereux ?
Non, à condition de respecter les règles de sécurité : protections, vérification du matériel et ventilation correcte.
